La tendance au braquage connaît une certaine reprise. Trois braqueurs en uniforme militaire ont fait irruption, samedi 4 septembre 2010, vers 20h, dans une boutique d’alimentation, située à côté de la mosquée de Moungali, dans le quatrième arrondissement de la capitale, sur l’avenue des Trois Martyrs. Pendant que deux se trouvaient à l’intérieur où ils ont maîtrisé le vendeur, un ressortissant ouest-africain, le troisième assurait leur couverture, dehors, le doigt sur la gâchette et intimant l’ordre aux passants et aux fidèles musulmans de ne point bouger. Après avoir détroussé le malheureux commerçant, ils sont sortis, calmement. Ils ont dit au revoir à tout le monde et sont montés dans leur véhicule, garé dans la rue Lagué, comme dans un film.
Rapt d’un bébé de quatre jours, à Kinsoundi
Une femme, inconnue à Kinsoundi, un quartier de Makélékélé, le premier arrondissement de Brazzaville, n’a pas résisté à l’envie de s’emparer d’un bébé qu’elle n’a pas enfanté. La scène s’est passée, mercredi 1er septembre 2010, vers 14h, dans la rue Intali, en face du commissariat de police de Kinsoundi. Une jeune fille mère, qui venait de donner naissance à un bébé, quatre jours à peine, reçoit la visite d’une dame qu’elle ne connaît pas, mais qui feint d’avoir des maux de ventre et la prie d’aller en informer sa mère, se trouvant à une veillée funèbre, non loin de là. Gentiment, la jeune mère lui rend ce service. Mais, après elle, la visiteuse disparaît avec le bébé, laissé seul dans la maison, sur un canapé. Un raccourci pour régler le problème de son infécondité? Les gens du quartier étant alertés, la voleuse a été retrouvée, vers 18h. Il s’agirait de l’épouse d’un officier de la force publique.
Le corps d’un homme retrouvé sous le pont La Tsiémé
C’est avec stupéfaction que les habitants des alentours du grand pont de La Tsiémé, après la C.n.s.s (Caisse nationale de sécurité sociale), en allant vers le commissariat de police de Mikalou, ont découvert, aux premières heures du mardi 31 août 2010, le corps d’un homme, sous ce pont. Il n’a pas été possible de l’identifier, malheureusement. Selon les témoins, le cadavre présentait un ventre ballonné. Assassinat ou suicide? On ne le saura peut-être jamais. La police a fait le constat d’usage et le corps a été déposé à la morgue municipale de Brazzaville.
Visiteurs insolites au camp «Shertel» de Mfilou
Curieux actes que ceux qui ont été perpétrés le week-end dernier, au camp Shelter, à Mfilou, dans le septième arrondissement de Brazzaville. Ils suscitent beaucoup d’interrogations. Certaines familles se sont réveillées, samedi 4 septembre 2010, en découvrant le portail secondaire de leur domicile grandement ouvert. Tentative de vols par effraction ou avertissement sans frais pour un futur passage sur les lieux? Un officier de police n’a pas fermé l’œil, à partir de 3h du matin, quand il a été réveillé par un bruit provenant de l’extérieur. En lorgnant par les persiennes de sa maison, il s’est aperçu que le portail secondaire de son domicile était ouvert. Mais, il n’a pu sortir pour le refermer, craignant un guet-apens. Vers 5h, il a fait le tour de la concession, mais n’a remarqué aucun signe de présence de visiteurs insolites. Dans le quartier, on est, désormais, aux aguets. On se réveille plusieurs fois, la nuit, pour veiller.
On a failli en venir aux mains à l’hôpital central des armées
On s’est engueulé, le mercredi 1er septembre 2010, à l’hôpital central des armées Pierre Mobengo, à Brazzaville, entre parents d’un patient et infirmiers. Un jeune garçon de onze ans venait de rendre l’âme. Pour ses parents, la négligence du personnel soignant serait l’origine du décès. L’enfant était sous traitement, mais ses parents avaient constaté que son état ne s’améliorait pas. Ils l’ont signalé aux infirmiers, mais ceux-ci, conformément aux prescrits indiqués sur la fiche du malade, estimaient qu’il fallait attendre l’heure indiquée pour se permettre de poursuivre ou d’arrêter le traitement. Mais, vers 18h, l’enfant a rendu l’âme. D’où la colère de ses parents qui accusent le personnel soignant de négligence. La tension était montée de plusieurs crans. Des éclats de voix, on a failli en venir aux mains.
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